« Les vétérans à l’abordage du titre »

2018-2019
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« Les vétérans à l’abordage du titre »

Publié il y a 1 semaine par

« Les vétérans à l’abordage du titre »

« Sus à l’ennemi ! » nous ordonna Arnaud dans son traditionnel discours d’avant-match.

Diantre ! Cette expression (mal interprétée) pouvait nous rappeler les perversités buccales de Paul Gervais et nous laisser entrevoir une belle matinée. Mais mille sabords ! Il n’en était rien. L’équipage embarqua à bord de notre navire couinant et vieillissant, mais fait d’un bon bois. Du même bois dans lequel la jambe droite de Fabio a été sculptée. Après 15 minutes de sieste à l’arrière du pont, les moussaillons ouvrirent un œil, celui qui leur restait. La terre promise était en vue : Gonneville la Mallet. Cette terre inhospitalière et vierge n’attendait que nous pour la débroussailler.

« Débroussailler une vierge ? » s’emballa l'édenté Erwan en sortant la tête de son tonneau. Il ne manquait pas de mordant. Nous le laissions  toutefois à ses rêves de pénétration d’une défense jusqu’alors infranchissable quand Arnaud poursuivit :

« Je vous le dis in petto les gars, et ça n’a rien à voir avec les problèmes gastriques de Gilles Cardon, ces derniers temps le navire a plusieurs fois chaviré mais n’a pas coulé. Il va falloir ramer sec les galériens ! »

« Hé capitaine ! Comme on dit alea jacta est ! » ironisa Hervé en se vomissant dessus de rire, tant il était content.

Bon, c’était plus exactement fluctuat nec mergitur, mais peu importe si une fois de plus Hervé visait à côté. De toute façon, comme le dit l’alcoolisé Julien Renard : « Tous les chemins mènent au rhum. »

Onze pirates étaient désignés pour un premier assaut. Dès la première vague, le mousse Sébastien Lescène se blessa et fut suppléé par le forban Nicolas Fontaine, moussaillon d’infortune. Après quelques coups de semonce du maladroit Olive Cordonnier qui tombèrent à l’eau, Pierre Baville réussit le premier touché de la bataille (0-1). Ce même Cordonnier (à qui rien ne sourit), allait s’engouffrer dans la brèche, comme un rat dans une poubelle. Celui que l’on surnomme déjà « Jambe-de-bois » allait ouvrir son compteur but cette année d’une frappe pourtant anodine et molle (0-2).

Touché mais pas coulé, Gonneville allait réagir. Fabio Cardon ne se replaçait pas et laissait contrer l’attaquant adverse. L’ouverture passait sous les sabots d’Arnaud Renard, «  l’homme qui coûte des points » (1-2).

Mi-temps.

La stérilité d’Epouville empêchait de tuer le match. « La stérilité m’arrange bien dans mes soirées à thème entre adultes consentants. » fit remarquer Jérôme Mandeville, « Mais celle-là est offensive et est plus dérangeante. » rebondit pertinemment la boule Lescène, depuis son banc.

Lâchement, une attaque fut lancée du côté du FraGilles Cardon. Profitant de cette faiblesse, Gonneville allait frapper au but. 2ème tir cadré et 2ème but (2-2). Celdric, notre portier qui a les mêmes mains que le capitaine Crochet, réalisait encore un 0% d’arrêts. Cela lui vaudra d’ailleurs le totem de vulnérabilité.

C’est peu glorieux de tirer sur un côté de l’immobile Celdric. C’est un peu comme si Jamel Debouzze devait faire une parade sur sa droite. La dérive n’était pas loin et nous nous demandions si notre fier navire n’allait pas connaître le même sort que le radeau de la méduse ?

Heureusement, Larry allait asséner le coup de grâce. Profitant des espaces libérés par Nicolas Hélouin, Larry, fier pirate à l’haleine de bouc, décocha une frappe instantanée du gauche après une dizaine de contrôles (2-3).

Cette fois, la messe était dite. L’adversaire coulait à pique et nous pouvions planter notre drapeau. Le champagne 1664 était sabré vindieu !

Cependant la route est encore longue et dès dimanche il faudra reprendre la mer. Parer à mouiller. « Ah ? Nos femmes seront conviées ? »s'interrogea le libidineux Gilles cardon.

Et comme le dit Arnaud :

« On ne risque aucune avarie à une condition… »

« Laquelle coach ? »

« Qu’on laisse Olive Cordonnier à quai morbleu ! »

Ci-dessus en photo, Celdric reçoit pour la seconde fois le « Jean-Michel », le totem de vulnérabilité pour son 0% d'arrêt.

Chaque semaine, notre journaliste interview un acteur majeur du club (dirigeant, joueur, fan…)

Aujourd’hui : Jérôme Mandeville (homo erectus).

Le journaliste : Jérôme Mandevillain bonjour.

Jérôme Mandeville : Bonjour. Mais c’est Mandeville.

Le journaliste : N’y voyez aucune vexation, mais je vais vous interviewer de dos. J’ai du mal à soutenir votre physique. Pour commencer, une première remarque : vous avez toujours été précoce.

Jérôme Mandeville : Ah non ! Vous n'avez quand même pas me reparler des problèmes intimes que j'ai avec ma femme !

Le journaliste : Non, je voulais juste dire que vous avez toujours été en avance sur tout.

Jérôme Mandeville : C'est vrai. Dans mon entourage, c'est moi qui ai redoublé en premier. J'étais également le seul à l'école primaire à avoir de la barbe.

Le journaliste : D'un sens, vous aviez 14 ans en CE1.

Jérôme Mandeville : Mais même au foot. J'ai été le problème à porter une gaine dès ma première année de junior.

Le journaliste : Maintenant vous êtes plus dirigeant que joueur. Vos pépins physiques sont derrière vous.

Jérôme Mandeville : Oui. J'ai eu une belle carrière. Pensez bien : 20 ans en vétérans : c'est beau !

Le journaliste: 20 ans ? Mais quel âge avez-vous ?

Jérôme Mandeville: 43. Non, mais c'est parce que n'oubliez pas : je suis précoce. J'ai commencé à jouer en vétérans à 23 ans.


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