« Les vétérans présentent leurs meilleurs vieux »

2018-2019
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« Les vétérans présentent leurs meilleurs vieux »

Publié il y a 2 semaines par

« Les vétérans présentent leurs meilleurs vieux »

« Les vétérans présentent leurs meilleurs vieux »

Comme à l'accoutumée, nous reçûmes dans la semaine un message d'Arnaud avec les recommandations pour Dimanche : « Attention! Nous jouons le CSO! Danger! »

« Quoi? Le SCO d'Angers? Une ligue 1? S'emballa Benoit Gallien qui comme tout lecteur débutant n'avait pas une compréhension très fine.

Le message comportait également des conseils d'hygiène de vie pour Samedi soir et était destiné de manière très peu déguisée à un certain numéro 6 récupérateur à qui il conseillait de récupérer.

Nous nous retrouvâmes dans le vestiaire du terrain d'honneur. Allait-on jouer sur le synthétique comme dans nos vertes années? Du tout. On nous fit signe de nous rendre sur l'annexe en passant par la petite porte. D'habitude c'est par là qu'on sort...

Les jeunes spectateurs se moquèrent : « Si ça sent l'urine, c'est normal : ce sont les vieux qui jouent. » Jérôme Mandeville se vexa. Après tout, c'est de sa faute. Il n'avait qu'à vider sa poche urinaire avant d'aller s'échauffer ».

A propos de vexation, nous n'avions plus de gardien. Blessé à l'orgueil pour n'avoir pas été soutenu par sa défense la semaine dernière, Anthony préférait faire un arrêt. Non, pas une parade, mais un arrêt de huit jours.

VV  était alors l'heureux élu pour le suppléer. Il était confiant et ce même s'il avait oublié ses lunettes de soudeur à triple foyer.

« Quel brouillard épais! »remarqua notre VV, gardien de cécifoot formé par Gilbert Montagné. Pourtant le ciel était bleu.

Après avoir mis une clochette dans le ballon à sa demande, le match débuta.

Sur la première frappe, Octeville ouvrit le score (1-0). VV n'avait pas entendu la clochette tinter. Il régla son sonotone, et ce geste s'avéra décisif par la suite.

Puisque l'on parle de cloche, ce fut à Larry de se mettre en valeur. Sur une frappe de 20 mètres, Larry Ben Ben Ard égalisa (1-1). Le match bascula. Pris de panique en milieu, Fabio dégagea en catastrophe. Cela aurait pu être un ballon perdu si le phénoménal Nicolas Hélouin ne traînait pas par là. Il rattrapa à la course les défenseurs, imposa sa puissance dans un duel aérien, avant de se faire lâchement agresser dans la surface. Le pénalty était incontestable. Paul Gervais n'était pas là pour le rater. Hervé s'en chargea et le transforma (1-2). En pleine bourre, il réussit même un doublé sur une frappe de bœuf avant la mi-temps (1-3). De par sa nature, c'est facile pour Hervé d'imiter le bœuf : c'est un animal castré.

Le SCO poussait en 2ème mi-temps, mais nous laissions passer l'orage en sortant Sébastien Lescène. Cela allait alors mieux.

Deux nouvelles passes décisives de Nicolas permirent à Epouville de prendre le large, dont une pour Larry (1-5). Réussir à le faire marquer, ça compte double. Ce n'était pourtant pas la première fois que Larry doublait, puisqu'il avait déjà fait 2 CP et 2 CE1.

Olive Cordonnier réussit à scorer sur la frappe la plus lente. Nous nous mîmes à genoux pour souffler sur le ballon afin de l'aider à franchir la ligne. Même les défenseurs nous aidèrent (1-6). Le naïf Olive était heureux. A l'image de sa peau, il n'y avait vu que du feu.

Mais l'action la plus improbable n'avait pas encore eu lieu. Jérôme Mandeville fit marquer Fabio Cardon! Non, nous n'étions pas à Lourdes. Pourtant, ce fut un véritable miracle, côté à 1000 contre 1 à Parions Sport. Les deux joueurs les moins décisifs de tous les temps retirèrent alors leurs chaussures et décidèrent d'arrêter leu carrière là-dessus. Bien leur en prit, car s'ils doivent rattendre 40 ans pour recommencer, ça sentirait les petits vers avant.

Nous nous retrouvions au club après le match pour un barbecue bien mérité. Ayant ramené plus de merguez que de baguettes, nous devions faire des petits sandwichs. Les saucisses trop grandes dépassaient alors du pain. Erwan ricana grassement :

« J'ai le même problème avec mon slip! »

Ci-dessus : Paul Gervais reçoit un « Jean-Michel d'honneur », venant ainsi récompenser sa saison catastrophique. Il aura su suivre les conseils de son médecin et des supporters du club : arrêter. Bon rétablissement et bonne suite dans le tricot option point de croix.

Chaque semaine, notre journaliste interview un acteur majeur du club (dirigeant, joueur, fan…)

Aujourd’hui : Nicolas Fontaine (défenseur à bout de souffle)

Le journaliste : Tout d'abord, permettez-moi de vous féliciter pour avoir eu le courage de jouer Dimanche.

Nicolas Fontaine : Ah? Merci, mais pourquoi?

Le journaliste : Vous ne pouviez pas courir à cause de votre blessure.

Nicolas Fontaine : Euh non... Je n'étais pas blessé, ça allait.

Le journaliste : Vous avez le corps d'un U9, la mentalité d'un enfant, mais l'endurance d'un octogénaire. Est-ce gênant?

Nicolas Fontaine: Oui, c'est surtout pour ma vie intime que ça l'est. Ma copine m'a largué pour un U11. Elle est gagnante.

Le journaliste : Vous portez un nom célèbre dans le milieu du football : Just Fontaine, Jean-Pascal Fontaine, et même votre femme Fontaine.

Nicolas Fontaine : Oui les trois ont l'habitude de jouer sur des pelouses humides.

Le journaliste : Vous êtes maintenant bien installé dans l'équipe. On dit même que vous avez des privilèges, comme vos propres bouteilles d'eau.

Nicolas Fontaine : Pas vraiment. Personne ne souhaite boire après moi pour éviter la gastro, l'herpès, et les maladies bucco-vaginales. On me dit même : « Fontaine, je ne boirai pas de ton eau. »

Le journaliste : Vous avez mûri. Vous êtes devenu le tuteur légal de Fredo Laguêpe dit « le fou ».

Nicolas Fontaine : Oui, je reviens de loin. Avant, j'étais un jeune en difficulté.

Le journaliste : Et maintenant?

Nicolas Fontaine : Je suis juste en difficulté.

Le journaliste : Merci « Fonfon ».

Nicolas Fontaine : De rien. J'ai le temps de vous répondre depuis le banc.


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