« Mais jusqu’où iront les vétérans ? »

2018-2019
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« Mais jusqu’où iront les vétérans ? »

Publié il y a 2 semaines par

« Mais jusqu’où iront les vétérans ? »

C’est la question à laquelle les grands consultants internationaux cherchaient à répondre dans les médias.

« L’équipe, je sais pas, mais moi je sais » répondit l’incontinent Jérôme Mandeville avant de filer aux toilettes. Le trac et sa prostate avaient eu raison de sa vessie implantée depuis peu. Il faut dire à sa décharge (et le mot est choisi) que nous ne recevions pas n’importe qui. L’Athletico en personne venait nous défier sur nos terres. Quand ils arrivèrent, point de Diego Godin, de Morata, ni de Hernandez… Cela ressemblait plus à Diego Boudin, Mojito, et Merguez. Cela nous rassurait car en matière d’alcool et de cochonnailles, nous avions du répondant. Je me souviens d’ailleurs qu’à la grande époque, nous jouions même avec des ballons en vessie de porc. A ce propos, merci encore à Fabio pour son don d’organe qui nous avait permis de jouer.

Mais revenons plutôt à notre match. Nos adversaires étaient 4ème et pouvaient nous doubler en cas de victoire. Il fallait jouer serré. Le contrat signé avec l’assistante sociale de Sébastien Lescène nous obligeait à le titulariser une fois par an. C’était malheureusement ce jour-là. On se souvient que la semaine dernière, l’honnête plume de notre journaliste avait écrit qu’après avoir marqué contre son camp, puis concédé un pénalty, puis pris un rouge dans les arrêts de jeu, qu’allait pouvoir nous inventer l’infortuné Sébastien cette fois encore ? Eh bien la réponse ne tarda pas à venir. 5 minutes de jeu, et notre handi-latéral réalisa une passe décisive contre son camp suite un contrôle orienté du péroné. VV hurla à son portier : « Sors le goal ! Sors ! ». La panique l’empêchait de réaliser que le gardien c’était lui. L’attaquant marqua sans opposition mais avec gêne (0-1).

Nous étions trop haut et Arnaud redonna ses consignes à notre milieu : « Paul, bloque bas ! » «  Ah ? Tu trouves que je lui ressemble ? » rétorqua Paul qui n’était pas à côté de la plaque que pour son match.

La mi-temps fut sifflée là-dessus. Après avoir tiré la chasse d’eau, Jérôme harangua ses partenaires. Si son discours n’avait aucun sens, il avait au moins le mérite d’y mettre du cœur. La rentrée de Pierrot fut décisive. Rapidement, il égalisa sur un coup franc à la « Fabio », c’est-à-dire mou et surtout dévié (1-1), puis il doubla la mise au second poteau suite à un corner (2-1) et emporta un face-à -face pour un triplé que seul peu avait jusqu’alors réalisé (3-1). Mais nous reparlerons de Nicolas Hélouin plus tard. Le match semblait avoir tourné définitivement en notre faveur. Mais sur un ballon perdu par S.L (arrière droit) qui préfère garder l’anonymat, un lob de l’avant-centre à un mètre du sol vint tromper VV pourtant sur sa ligne (3-2).

Nicolas Hélouin, Le petit prince d’Epouville, se chargea de rattraper la boulette de Sébastien Lescène (mince ! J’ai dévoilé l’anonymat). De son camp, il récupéra le ballon, remonta jusqu’au gardien avant de donner à Ben, tellement heureux sur ce coup de marquer qu’il dut changer de slip (4-2).

« Et moi m’sieur ? Et moi m’sieur ? » Chacun voulut recevoir une offrande du M’Bappé havrais. « Allez, un dernier et on rentre ! ». 2ème passe décisive de Nicolas pour Pierrot qui pour une fois n’était pas dans la lune (5-2).

Impossible de faire marquer Larry et Olive, le premier boudait car il avait mal au dos, tandis que le second était sorti sur insuffisance cardiaque depuis longtemps.

Olive avait toutefois récupéré lorsque la buvette ouvrit ses portes. Généreux, il hurla à l’assemblée : « Oh ! Les guignols ! Je paye ma tournée ! » Mais il n’avait pas un sou.

L’addition pour l’alcool, ce n’est pas pour lui. Lui, c’est juste l’addiction à l’alcool.

Ci-dessus : Sébastien Lescène reçoit son « Jean-Michel » pour sa performance catastrophique. Même VV ne put défendre ses chances.

Chaque semaine, notre journaliste interview un acteur majeur du club (dirigeant, joueur, fan…)

Aujourd’hui : Nicolas Hélouin (légende vivante)

Le journaliste : Monsieur Hélouin, avant de commencer, puis-je faire un selfie avec vous ? C’est pour ma femme. Elle est mannequin lingerie et vous admire.

Nicolas Hélouin : C’est une femme de goût.

Le journaliste : Vous jouez à Epouville depuis longtemps.

Nicolas Hélouin : On peut le dire. J’ai même joué avec le président Jean-Yves Eudier, c’est vous dire ! Je suis d’ailleurs un des derniers à pouvoir en témoigner.

Le journaliste : Il était bon ?

Nicolas Hélouin : Je n’ai pas entendu la question.

Le journaliste : De quoi êtes-vous le plus fier dans votre carrière ? D’avoir fini meilleur buteur quand vous étiez en DHR ?

Nicolas Hélouin : C’est gênant de le rappeler. Non, ça c’était facile. En revanche, je suis très fier du club. Vous avez su relancer la lecture auprès de mes camarades.

Le journaliste : C’est-à-dire ?

Nicolas Hélouin : Depuis que vous cher journaliste faites ces articles remarquables, les joueurs se réintéressent à la lecture. Ce n’était pas gagné. La plupart n’avait lu qu’un seul Oui-Oui. Et encore, c’était « Oui-Oui a raté l’école ».

Le journaliste : Vous n’avez pas peur de vexer par vos propos ? Arnaud par exemple est un peu soupe au lait.

Nicolas Hélouin : Vous savez… Arnaud, il n’en est encore qu’à la 2ème ligne, le temps qu’il finisse l’article, j’aurai fait mon jubilé.

Le journaliste : Et les autres ?

Nicolas Hélouin : Olive, c’est un gitan. L’écriture n’arrivera dans son ethnie que dans un siècle ou deux. Quant à VV, le site n’est pas encore en braille. Donc je ne crains rien.


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