« Moment de partage pour les vétérans »

2018-2019
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« Moment de partage pour les vétérans »

Publié il y a 1 mois par

« Moment de partage pour les vétérans »

« Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne, je partirai ». Certainement Victor Hugo (non Benoît Gallien, ce n’était pas un milieu du real Madrid) avait-il pensé à nous quand il a écrit ses célèbres lignes. En effet, nous avions RDV avec l’histoire dès 7h30 sur le terrain des Municipaux en ce glacial mois de Décembre. Tout comme les lundis matins de Fabio, cela sentait l’absentéisme record. Arnaud le concédait : « C’est compréhensible. Ce matin, il fait un froid de canard. »

« Du foie de canard ? J’arrive ! » crut comprendre le ventripotent Fabio, rendu sourd suite à ses plaisirs solitaires d’adolescent quadragénaire.

Les autres larrons en foire suivirent un à un, plus ou moins réveillés, à l’image de Nicolas Fontaine à nouveau en retard.

On le retrouva en pyjama dans les vestiaires, se réchauffant avec son doudou dans le slip. Heureusement il avait pensé au préalable à mettre des piles neuves à son jouet.

Un premier incident entacha la vérification des licences : l’arbitre demanda à Jérôme Mandeville de bien vouloir retirer son manteau de fourrure (celui qu’il porte dans ses soirées avec Michou). Le gros Jérôme s’offusqua : ce n’était pas son manteau mais juste son tapis de poils qui dépassait de son maillot.

Le match s’annonçait compliqué car nous n’étions que 10. Oh bien sûr, numériquement nous étions 11 sur le terrain, mais avec Celdric dans les buts, nous savions que jouions en vérité avec un joueur de moins.

Cela se confirma rapidement. Suite à un duel perdu à l’épaule par le chétif Gilles Cardon ; l’adversaire lança son attaquant. La trop longue ouverture aurait du finir dans la niche de Celdric. Et pourtant… N’ayant aucune réaction ni physique ni cérébrale, notre handi-gardien se fit fusiller par l’attaquant (1-0).

Contrairement au soleil, un vent de révolte allait se lever dans les rangs épouvillais.

Profitant de ses qualités athlétiques, Nicolas Hélouin alla arracher un ballon dans les pieds adverses et lança le contre. Il donna à Larry le larron qui ouvrit pour Hervé Auvage (1-1). L’orage était passé et le vent semblait tourner en notre faveur. Du moins le pensait-on. Car avec Fabio et Polo en milieux récupérateurs qui ne récupéraient rien, on recommençait à prendre l’eau.

Une frappe molle de 30 mètres de femme enceinte surprit à nouveau l’homme gruyère (2-1). Le ciel venait de nous tomber sur la tête avant la mi-temps par Toutatis !

Dans les vestiaires, Arnaud sortit Gilles Cardon au bénéfice de Nicolas Fontaine. En arriver à faire de tels choix extrêmes, cela signifie beaucoup sur la performance du malheureux Gilles. En tout cas, dès la pause, le totem de vulnérabilité était déjà attribué.

La 2ème mi-temps allait être une attaque-défense. Epouville priva les Municipaux de ballon, ainsi qu’à Sébastien Lescène pour plus de sécurité. A force de pousser, la sanction tomba. 15 jours avant l’heure, le père noël allait passer : le saint Nicolas. Suite à un débordement d’Hervé, Nicolas Hélouin propulsa le ballon au fond des filets sur une frappe de 40 m (2-2). Les mauvaises langues prétendent qu’on a oublié un c entre 40 et m. Nous poussions alors pour mettre le 3ème mais l’entrée d’Hervé Hénaux nous coupa dans notre élan et le score en resta là.

Nous rentrâmes au club d’Epouville, et après ce partage des points, nous allions partager en cette veille de noël un vin de messe bien mérité.

Fabio et sa barbe blanche arriva, et dans sa hotte se trouvèrent de multiples sandwiches.

« Je ne suis peut-être pas le Messi, mais je peux multiplier les pains ». Puis il conclut dans un rire de béatitude :

« Jambon ! Rillettes ! Camembert ! »

Toute une vie résumée en trois mots…

Ci-dessus Gilles Cardon reçoit le Jean-Michel, notre totem de vulnérabilité,  pour sa performance catastrophique.

Chaque semaine, notre journaliste interview un acteur majeur du club (dirigeant, joueur, fan…)

Aujourd’hui : Arnaud Renard (ni passé ni avenir)

Le journaliste : Arnaud Renard bonjour.

Arnaud Renard   Bonjour.

Le journaliste : Tout d’abord permettez-moi de vous dire que vous portez mal votre nom.

Arnaud Renard : Ah ? Pourquoi ?

Le journaliste : Parce qu’on dit que le renard est malin.

Arnaud Renard : Je n’ai pas compris.

Le journaliste : Parlons plutôt de votre « carrière ». Enfin… disons plutôt de votre « parcours ». C’est plus approprié.

Arnaud Renard : Quel beau chemin j’ai parcouru.

Le journaliste : « Chemin » là aussi je dirais plutôt « cul-de-sac ». Mais laissons le président vous parler lui-même de votre saison à venir. Le fait d’avoir commencé le foot tardivement est-il à l’origine de vos lacunes techniques et tactiques ?

Arnaud Renard : Bah non. J’ai commencé en U7.

Le journaliste : Autant pour moi vieux. Quel regard portez-vous sur votre saison ?

Arnaud Renard : Satisfait. J’ai joué une dizaine de matchs jusqu’à présent.

Le journaliste : Oui mais pour un total de 8 minutes 30 de jeu. Qu’en concluez-vous ?

Arnaud Renard : Euh… que vous aviez raison en parlant de cul-de-sac.


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