« Pour les vétérans, le bonheur est dans le pré »

2018-2019
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« Pour les vétérans, le bonheur est dans le pré »

Publié il y a 3 semaines par

« Pour les vétérans, le bonheur est dans le pré »

Quel bonheur de se retrouver en ce dimanche matin ensoleillé entre amis, entre personnes qu’on apprécie (plus Jérémy Martel) pour partager notre passion commune. Non, il ne s’agit pas de partager l’illégal passe-temps de Ben le Jamaïcain, ni de partager la mayonnaise que Fabio avait encore sur la joue, mais bien de football.

La confiance était de mise, d’autant plus que nous étions invaincus depuis notre dernier match joué. Belle série. Rien ne semblait pouvoir nous déstabiliser, ni la présence de dernière minute de Jérôme Mandeville, ni notre deuxième place en danger. Il n’y a pas de quoi flipper d’être dauphin (1 euro que cette boutade ne soit pas captée pas Sébastien Lescène).

Si la qualité de nos joueurs était insuffisante, la quantité était là. Il fallait donc faire des choix. Mais qui titulariser entre Jérémy Martel et Fabio Cardon ? C’est difficile de choisir entre la peste et le choléra. Finalement, Arnaud choisit le cholestérol en titularisant Paul Gervais.

A propos de titulaire, notre coach prévint Olive Cordonnier : « Je vais contre la vox populi, et je vais te faire jouer d’entrée, car malgré tes stats affligeantes, j’ai confiance en toi. ». « Je ne suis pas dupe, pensa notre rouquin blond vénitien, il dit ça pour me faire rougir, mais c’est trop tard, je suis déjà rouge fluo car j’ai trottiné 5 minutes. En vrai, il m’amadoue. » (ce qui n’a rien à voir avec Sakho)

Les joueurs des Loges s’échauffaient depuis un bon moment lorsque nous décidâmes d’en faire de même, peu avant le coup d’envoi. Ce n’était pas du laxisme, mais de la biochronologie. Plus de 10 minutes d’échauffement et nous sommes rincés, moins de 5 minutes et on se claque. C’est très pointu.

La défense de nos adversaires était comme la volonté de Larry Bénard d’arrêter l’alcool, la cigarette, la charcuterie et les insultes, c’est-à-dire très friable. Heureusement, car notre repli défensif était comme les cheveux de Jérôme, c’est-à-dire inexistant. Cela promettait des buts.

Chose promise, chose due. Au bout de 30 minutes, nous étions déjà à 3-3 ! Le frêle latéral Nicolas Fontaine prenait des coups d’épaule, se faisait bouger. C’est vrai qu’il se fait balloter lui (rien à voir avec Mario). Score décevant à la mi-temps. Certains se sont fait souffler dans les bronches pour leur prestation, mais le but n’est pas de faire de la délation. Non Larry. La Délation, ai-je dit, avec un D, pas un F. De toute façon notre néo-gardien Anthony Houelbek se reconnaîtra.

Fabio rentra pour amener un peu de poids à notre milieu, mais ressortit 10 minutes plus tard. On ne peut pas être et avoir été. « La mort du cygne » pouvait-on entendre dans les gradins.

A l’heure de jeu, pénalty pour Epouville ! Polo Gervais, monsieur 100% (mais non ! Pas de matière grasse bande de moqueurs) s’en chargea. « Regardez bien : impossible pour le gardien de l’avoir celui-là ». Il ne mentait pas. La frappe passa 5 mètres au-dessus. Qui aurait pu l’attraper ?

Dieu merci le Ben show continua. Ce n’était pas qu’un feu de paille, qu’un coupeur de foin (avec un F, pas un J). Triple buteur, passeur… Il faisait ce qu’il savait le mieux faire : « fumer la défense ». Notre avant-centre Hervé se faisait plaisir également en inscrivant (d’après lui) 2 buts et demi (sur 35 frappes). On le surnomme déjà Lucky Luke, car il tire plus vite que son ombre. Au grand désarroi de sa femme. Pierrot par 2 fois et Larry achevèrent l’adversaire. Par humanité, Sébastien Lescène marqua contre son camp sur un dribble de Larry dans sa propre surface. 9-4. Qui dit mieux ?

(suite fictionnelle écrite et imaginée par une seconde main)

Un de nous dit mieux. C'est notre cher NIcolas Hélouin.  Tantôt moqué, tantôt ignoré, jamais adulé, l'homme qui revient bronzé du ski (non Fonfon, ce n'est pas un international polonais...) est un peu notre Jean Claude Dusse, épais comme un carrelet, regard de pervers, et surtout cette manie de ne pas conclure...L'absence de lignes sur les monts neigeux était gênant pour cet adepte du tout droit. Il en revint avec un double traumatisme crânien et une vision du jeu (qui était déjà faible) très altérée. Cela nous a permis d'assister à l'action du match: Nicolas prit le ballon, tourna 4 fois sur lui-même, puis dribbla ses partenaires incrédules. Et soudain, il leva la tête et adressa une sublime passe décisive, prenant à revers la défense...d'Epouville. L'attaquant des Loges, tout heureux de cette aubaine, dribbla  le dernier rempart qui était assez poreux et alla marquer. Il embrassa Nicolas chaleureusement, qui, tout heureux de cette marque d'affection, a vomi. "Chui trop content!" Les nuls, hurla l'arbitre coach.

(reprise du résumé réel par le véritable journaliste)

Le debriefing d’après-match fut intéressant. Comment améliorer nos performances ?

« Eureka ! Hurla Jérémy Martel qui maîtrisait le grec depuis ses dernières vacances à Mykonos. J’ai trouvé ! On n’a qu’à mettre chacun 10 euros, et on achète un barbecue de compétition ! »

Sacré Graillon !

Ci-dessous, Anthony Houelbek reçoit le « Jean-Michel », trophée plus que mérité, pour son handi-prestation de dimanche.

Chaque semaine, notre journaliste interview un acteur majeur du club (dirigeant, joueur, fan…)

Aujourd’hui : Anthony Houelbek (homme trou)

Le journaliste : Anthony, vous venez à peine d’arriver, et déjà vous remportez un trophée : « le Jean-Michel » qui est on le rappelle l’antithèse du ballon d’or. Est-ce mérité ?

Anthony Houelbek : Oui je pense. Les vétérans avaient la meilleure défense, et en seulement 3 matchs, j’encaisse 6, puis encore 6 et enfin 4 buts. Mais sur l’ensemble, ma responsabilité n’est engagée que 16 fois.

Le journaliste : Dimanche, vos lacunes ont sauté aux yeux de tous.

Anthony Houelbek : Non mais c’est juste que j’ai un problème sur les frappes. Je ne réagis jamais. Un peu comme si je passais dans un trou noir.

Le journaliste : Ca doit vous rappeler vos fréquentations africaines. Mais tout de même, sur le 1er but dimanche, le tir passe à quelques centimètres à votre droite.

Anthony Houelbek : Oui, mais je ne peux pas plonger à droite. C’est mon côté faible.

Le journaliste : Et sur le 2ème, cela passe à quelques centimètres à votre gauche.

Anthony Houelbek : Je ne peux pas plonger non plus à gauche. C’est mon autre côté faible.

Le journaliste : Tout de même, les deux suivants sont juste au centre à 1 mètre de hauteur.

Anthony Houelbek : A 1 mètre, je me fais forcément lober.

Le journaliste : On rappelle à nos lecteurs que vous avez pourtant eu une dérogation spéciale pour jouer dans les buts d’entraînement de 80 cmX80cm.

Anthony Houelbek :J’ai aussi droit aux talonnettes.

Le journaliste : On ne vous voit jamais vous échauffer. Mais juste prendre une cuillère de miel. Pourquoi ?

Anthony Houelbek : Ce n’est pas tout à fait vrai. En match, je ne cours pas, ne plonge pas, ne saute pas, ne frappe pas. En revanche, je hurle tout le temps. Je prends donc soin de ma corde vocale.

Le journaliste : De « mes cordes vocales » vous voulez dire ?

Anthony Houelbek : Non non. De ma corde vocale. J’en ai pété une dimanche.

Le journaliste : Merci « Jean-Michel »

Anthony Houelbek : Je préfère Anthony. Mais je vais devoir m’y habituer.


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