« Victoire à la Pyrrhus pour les vétérans »

2018-2019
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« Victoire à la Pyrrhus pour les vétérans »

Publié il y a 3 semaines par

« Victoire à la Pyrrhus pour les vétérans »

« Victoire à la Pyrrhus pour les vétérans »

Fort de ses vacances à Mykonos, Larry connait bien l’histoire du peuple grec, et nous rappelle que Pyrrhus n’est pas une des nombreuses maladies vénériennes d’Arnaud Renard, mais plutôt ce général grec de l’antiquité qui, malgré sa victoire, concéda des pertes aux conséquences lourdes. Nous ne le savions pas encore, mais c’est ce qui allait arriver à nos glorieux vétérans de guerre lors de ce 2ème tour de coupe à Sanvic.

« Encore une victoire comme celle-ci, et nous aurons définitivement perdu ». Ce trait d’esprit a plus de 2000 ans et n’est évidemment pas d’Arnaud Lemarchand. Non. Lui débuta plutôt son fameux discours d’avant match par : « Sanvic, sans victoire… ». On pensait tous alors qu’il allait faire un jeu de mots. Mais non, c’était simplement son bégaiement qui prenait le dessus sur son stress.

« Moi, le stress, ça me donne des plaques rouges et du psoriasis » avouait Olivier Cordonnier.

« Hé ! Les gars ! Sérieux ! La coupe c’est important ! Je ne voudrais pas la rater ! »

« Ouais, surtout que tu as déjà raté la tienne ! » se moquait l’ébouriffé Benoît Gallien.

Arnaud préféra arrêter là son discours. De toute façon, le fait qu’à chaque fois qu’il prend la parole, nous nous mettons des boules Quiès dans les oreilles lui met la puce à la sienne quant à l’intérêt que nous lui portons.

Arnaud consulta ses notes pour se remémorer le 11 de départ. S’il n’a pas une mémoire d’éléphant, il en a toutefois le postérieur. Jérôme Mandeville n’était pas retenu dans le groupe. L’homme au faciès simiesque était passablement agacé. Etait-ce du à sa non-sélection ou le manque de cacahuètes à son apéritif du matin l’avait-il mis en rogne ? Georges Brassens avait prévenu : « Gare au gorille ! », mais faisait-il allusion à Jérôme ?

Dans les tribunes, nous retrouvions entre autres Jérémy Martel, ex-joueur devenu supporter par défaut, ainsi que le peu matinal Antoine Petit, accompagné de son survêtement-pyjama.

Au bout de 5 minutes de jeu, le héros historique Hélouin, qu’on se plait à comparer à Hercule pour ses nombreux exploits, frappa en une touche de plus de 20 mètres sur une bonne remise d’Hervé (0-1). Peu après, sur un pressing collectif, le même Hélouin foudroya le pauvre gardien (0-2).

« A ce rythme, il va en réaliser 12 » s’extasièrent ses simples soldats. On entend encore d’ici les défenseurs paniquer à l’approche d’Hercule de la surface : « Il avance ! Il avance ! Hé ! Hercule ! Comment veux-tu… Comment veux-tu… ? » C’est vrai que souvent il la met au fond.

Mais hélas ! Même les héros ont leur faiblesse. Tel Achille et son talon, Hélouin a une cuisse en papier, et sur une accélération, celle-ci se déchira. Il a du talent, Achille. Mais il fut contraint de sortir. Quelle perte, malgré la victoire qui se dessinait. Ludovic Lecleyou tenta bien de le remplacer, du moins numériquement. Mais le gros de la troupe (je ne parle pas ici de Fabio mais du groupe en général) accusait le coup et Sanvic revenait au score (1-2).

Certains prétendent que Paul Gervais n’a pas de tête, ou encore qu’il n’a qu’une cacahuète en guise de cerveau. C’est exagéré. La forme de son crâne faisant penser à un gros M&M’s y est pour beaucoup. Pourtant il réussit contre toute attente à dévier d’un cheveu le ballon pour le 3-1. Bravo à M&M’s : « Il faut le dire à tout le monde ! » jubissait-il en faisant sa propre publicité.
Mi-temps.

Le coup de grâce semblait avoir été donné et la bataille de la seconde mi-temps fut une hécatombe. Par deux fois Hervé scora et même Larry réussit à marquer un dernier but qui, comme lui, ne servait à rien (1-6). Score final.

Malgré la victoire, certains s’interrogeaient sur la nouvelle titularisation d’Olive Cordonnier et de sa toison d’or poitrinale : comment un attaquant dans une équipe si prolifique ne marque-t-il aucun but ? Le manque de talent ? Le fait d’être maintenant avec les joueurs valides est-il une marche trop haute pour lui ? Quoi qu’il en soit, il reçut à l’unanimité le « Jean-Michel », notre fameux totem de vulnérabilité, pour sa stérilité offensive. C’est un comble pour lui qui enfante à tire-larigot !

De retour aux vestiaires, Fabio poussa le traditionnel cri de la victoire et nous félicita : « Bravo les gars ! On n’est pas tombé dans la guêpière ! »

« Tu veux dire dans le guêpier  » le corrigea étonnement Nicolas Fontaine. C’était surprenant que Fonfon fasse une remarque pertinente sur la langue française. Mais il retrouva vite son réel niveau en ajoutant :’La guêpière, c’est le gars d’Emmaüs qui donne des fringues ».

PS : en photo, Olivier Cordonnier reçoit son totem pour sa stérilité offensive.

Chaque semaine, notre journaliste interview un acteur majeur du club (dirigeant, joueur, fan…)

Aujourd’hui : Arnaud Lemarchand (coach et rillettes).

Le journaliste : Arnaud Lemarchand bonjour.

Arnaud Lemarchand : Bonjour.

Le journaliste : Je vous présente rapidement pour les chanceux qui ne vous connaissent pas. Vous êtes allé d’échec en échec dans la vie : scolaire, sportif, familial et professionnel. Désormais vous travaillez dans la viande.

Arnaud Lemarchand : Ca y est : j’ai envie de me jambonner.

Le journaliste : J’ai envie de vous faire un questionnaire à la Proust.

Arnaud Lemarchand : Alain Proust ?

Le journaliste : Non, l’écrivain. On commence. Si vous étiez un génie, que changeriez-vous ?

Arnaud Lemarchand : Je changerais de slip. J’ai souvent des problèmes.

Le journaliste : Si vous étiez un auteur, vous seriez ?

Arnaud Lemarchand : Fleury Michon.

Le journaliste : Si vous étiez un animal, vous seriez ?

Arnaud Lemarchand : une grosse truie violette.

Le journaliste : Si vous étiez un magasin, vous seriez ?

Arnaud Lemarchand : Naf-Naf.

Le journaliste : Si vous étiez un club de foot ?

Arnaud Lemarchand : Le club de Vire ou de Guémené, ou peut-être celui du Mans pour les mêmes raisons.

Le journaliste : Et si vous étiez un club plus local vous seriez ?

Arnaud Lemarchand : Le porc.

Le journaliste : Le port vous voulez dire ?

Arnaud Lemarchand : Non non. Le porc autonome.

Le journaliste : Merci Groin-Groin.

Arnaud Lemarchand : De rien


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