« Pour Pâques, les vétérans sonnent les cloches du leader »

2018-2019
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« Pour Pâques, les vétérans sonnent les cloches du leader »

Publié il y a 3 mois par

« Pour Pâques, les vétérans sonnent les cloches du leader »

En cette semaine sainte, nous nous retrouvions dans notre jardin d’Eden, et ce n’était pas le Hazard.

L’enfer nous était promis en recevant le leader incontesté du groupe. Les 14 pêcheurs retenus par le père Arnaud De La Gueulante étaient en odeur de sainteté, et allaient vivre un jour béni des dieux. En se changeant sur les bancs de notre paroisse, nous allions être surpris par les œufs Pascals qui s’y cachaient.

Ainsi, quand Saint Olive Du Rougeot retira son slip, on découvrit deux œufs de caille, tout minus. Dans celui de Saint Fonfon Du Pédos, on ne trouva qu’un seul œuf. Il nous expliqua qu’une jeune prêtresse Thaïlandaise était à l’origine de l’incident du à ses dents de lait. Mais le plus étonnant fut que dans celui de Saint Jérôme De La Cystite, on ne trouva aucun œuf. Saint Jérôme expliqua à son tour qu’à l’époque il fréquentait la mère Poularde et qu’en faisant une omelette elle avait cassé ses œufs.

La messe débuta. Les 10 disciples suivirent leur Messi Saint Nicolas De l’Offrande. Tous cherchèrent la clé qui allait ouvrir la porte du paradis. Saint Hervé De La Frappe Trop Haute se présentait devant le but et rendit hommage à Bartimée, ce mendiant sans vue, avec cette frappe aveugle qui rejoignit les cieux. En larmes, il implora Saint Fabio De La Cochonnaille, qui la veille avait transformé l’eau en vin, de le conseiller.

« Comment trouver le chemin ? »

Saint Fabio lui répondit : « Toi le berger, suis l’étoile de l’anis. Tu y trouveras Saint Nicolas. Il te fera des offrandes qui te mèneront vers ton but. » Il l’écouta car Saint Fabio était son père spiritueux.

Quelques minutes plus tard, Saint Nicolas avait multiplié les passes décisives, comme les petits pains et ponts. Saint Hervé avait trouvé la voie (1-0). Mais les voies du seigneur sont impénétrables (contrairement à Saint Larry De L’Anal) et dieu seul sait quel diable piqua notre défense qui s’ouvrit et abandonna Saint VV De La Boulette pour un face-à-face fatal (1-1).

Le destin allait encore frapper quand Saint Fabio De La Cochonnaille rendit l’âme peu avant la demi-heure. Son corps inerte gisait sur le banc. L’inquiétude laissait finalement place au miracle quand, tel Saint Lazare, il allait ressusciter trois jours plus tard.

Les cloches sonnaient sur ce score de parité.

En 2ème mi-temps, Saint Erwan De L’Anaconda multiplia les va-et-vient dans la défense adverse. En vain. Saint Paul Du Vomi A La Crêperie distilla ses conseils à ses con-(de)disciples, mais ces derniers restèrent sourds. Il prêchait dans le désert. C’est alors que Saint Sébastien Du Graillon pria depuis son banc de souffrance. « Seigneur, vous qui êtes si bon, aussi bon que le saindoux que j’étale sur mes tartines à mon goûter, faites en sorte que Saint Nicolas De L’Offrande renouvelle son miracle. »

Il fut entendu. Une lumière mystique éclaira Saint Nicolas qui, débordant de générosité offrit le second but à Saint Hervé (2-1). « Allez Luia ! Allez Luia ! » Entendit-on dans la nef.

 « Comment te remercier, demanda l’humble buteur ? » Saint Nicolas répondit : «. Relève-toi, et marche. Marche vers la banque. Voici mon RIB. »

Le match était gagné et nous pûmes même dans un esprit de partage faire rentrer Saint Arnaud Renard Du Pied Bot.

La messe était dite. En bons pratiquants, chacun resta pour communier ensemble. Des bigotes prétendent même que certains restèrent longtemps pour leur confirmation.

« Notre Dame De Paris qui êtes aux cieux, faites en sorte que ce vin de messe ne finisse pas en eau de boudin dès dimanche prochain pour notre dernier match ».

Amen (ton verre).

Chaque semaine, notre journaliste interview un acteur majeur du club (dirigeant, joueur, fan…)

Aujourd’hui : Hervé Auvage (tireur de drop).

Le journaliste : Bonjour Hervé.

Hervé Auvage : Bonjour.

Le journaliste : Contrairement à certains de vos coéquipiers d’attaque, vous n’êtes pas professionnel.

Hervé Auvage : En effet. Le manque de talent fait que j’ai du trouver un métier. Et comme je jouais à la dînette adolescent, je suis désormais cuisinier.

Le journaliste : Vous êtes maître-queue en quelque sorte.

Hervé Auvage : Ma femme prétend que non.

Le journaliste : Vous avez une spécialité ?

Hervé Auvage : Oui. Je tire au-dessus. Je rate la boîte.

Le journaliste : Je parlais en cuisine.

Hervé Auvage : Ah ? Pardon. Oui également : j’ouvre les boîtes.

Le journaliste : Pas trop de courbatures à jouer encore à votre âge ?

Hervé Auvage : Si. Le lundi je boîte.

Le journaliste : Pouvez-vous nous parler de votre drôle de pari avec Fabio ?

Hervé Auvage : Pour le motiver, je lui ai promis de lui faire un pâté en croûte à chaque passe décisive qu’il me fera.

Le journaliste : Et alors ?

Hervé Auvage : Alors il est toujours à jeun.


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